Fondatrice de l’Institut Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal

Marie Gérin-Lajoie se révèle être une femme de vision, une femme d’action et une femme d’une grande foi qui forge son avenir en allant de l’avant, marchant du pas allègre de la confiance.

Dans cette époque marquée par l’urbanisation et l’industrialisation, son engagement social de jeune adulte lui fait toucher du doigt les problèmes qui affectent la classe ouvrière : exploitation au travail, pauvreté des familles, surcharge des mères, atteinte à la dignité humaine.

Marie est consciente que des œuvres de charité viennent en aide aux démunis, mais elle veut aller plus loin, agir sur les causes des inégalités sociales pour les éliminer.

« À une époque comme la nôtre, soulager, améliorer ne suffisent pas, il faut transformer. »

En 1931, Marie Gérin-Lajoie ouvre l’École d’action sociale à Montréal. Elle en élabore le programme d’enseignement, y donne des cours, va chercher des professeurs à l’université. C’est la naissance de la profession en service social dans le milieu canadien français.

Aujourd’hui, elle est reconnue comme la pionnière du service social au Québec francophone pour ce rôle qu’elle a joué dans le développement de la formation préuniversitaire et universitaire des futurs travailleurs sociaux.

Femme de vision, Marie Gérin-Lajoie,  a su communiquer à ses contemporains le sens d’un engagement social inspiré de l’Évangile. À ses yeux, christianisme et progrès vont ensemble, surtout lorsque les innovations sociales font progresser la justice.

Article écrit par Marcienne Proulx, sbc

Extrait de : Revue En son Nom

Revue EN SON NOM, Vie consacrée aujourd’hui

Vol. 80, No. 2 / Avril-mai-juin 2022, p. 97-106

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